Ciné Mon Mardi : "Centaure" et "Retour à Genoa City" en avant-programme

Situé à Veynes

Un court avant le long, deux films pour notre prochaine séance ! Le court métrage "Retour à Genoa City" de Benoît Grimalt et le long métrage, "Centaure", un film rare qui nous vient du Kirghizistan.

Description détaillée

L'histoire - "Retour à Genoa City" : Mémé et son frère Tonton Thomas regardent le même feuilleton, tous les jours à la même heure, depuis 1989. Vingt ans après mon départ de Nice, je reviens les voir pour qu’ils me racontent les 3527 épisodes que j’ai manqués. Mémé et son frère tonton Thomas ne se rappellent plus très bien des plus des 3.000 heures de la vie trépidante de Victor Newman, Jack Abbott et consorts. “Alors Mémé, tu me racontes Les Feux de l’amour ?” Par ces mots, Benoît Grimalt raconte, lui, une vie familiale, une histoire à travers une série TV qui a marqué plusieurs générations. L’histoire de la vie de sa grand-mère et de son tonton. Benoît Grimalt, né en 1975, est tout d’abord photographe et un ancien des Gobelins. Il a été photographe pour le Festival de Cannes, est passé par le dessin et est également réalisateur. Véritable touche-à-tout, il est revenu en 2017 au Festival, non en tant que photographe mais en tant que réalisateur, pour présenter Retour à Genoa City, ce touchant moyen-métrage documentaire (29min), parlant du passé et du présent avec comme entremetteur, la série Les Feux de l’amour. Le film, produit par la société de production entre2prises, a reçu le prix Illy du court-métrage. Une histoire qui raconte les origines italiennes de la famille du réalisateur puis du déménagement tour à tour en Algérie puis à Nice. Une famille pieds-noirs qui, au détour des péripéties de la vie, est venue “s’oublier” devant Les Feux de l’amour. d'après Format Court. L'histoire - "Centaure" : Dans un village au Kirghizistan, Centaure mène une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure… Pour aller plus loin : Ancien projectionniste de cinéma, Centaure est marié à une femme sourde et muette, père d'un gamin de 5 ans. Son plus grand plaisir est de s'emparer, la nuit venue, de chevaux de course qu'entraînent les hommes riches du coin, pour galoper dans la steppe avant de les relâcher dans la nature. Il est découvert, capturé et livré aux autorités. Même si le film débute en suivant plus ou moins les codes classiques du polar moderne, ce n’est que pour mieux nous mener vers cet univers en retrait du monde et plus encore vers le personnage éponyme. Ce fameux Centaure est interprété par le réalisateur, Aktan Arym Kubat lui-même, et concentre à lui seul la charge mélodramatique et le lyrisme du long-métrage. En ayant fait de lui un familier des cabines de projection, le réalisateur a d’ailleurs fait en sorte que le septième art apparaisse comme le seul point positif de la modernité. Autour de lui, même si les paysages restent d’une beauté éblouissante, tout semble être rongé par un étrange mélange entre une occidentalisation qui creuse l’écart entre riches et pauvres et un islam radical qui veut imposer une misogynie malsaine. Reste au centre de l'ouvrage le cheval. Kubat fait de l’animal-totem du pays la clé de voûte de son film : hier légendaire et libre, il est aujourd’hui devenu une marchandise comme une autre que l’on négocie ou sur laquelle on spécule sur les hippodromes. Et derrière l’éloge de la tradition et des valeurs familiales contre la vulgarité du monde contemporain, se joue un combat beaucoup plus progressiste : les vols de chevaux bâtards des pauvres sont ignorés quand ceux des chevaux racés des riches mettent en branle tout l’appareil institutionnel. Les passages les plus marquants sont assurément ceux où l’on voit Centaure galoper dans les vastes plaines. Des images poétiques porteuses d’un souffle de liberté salvatrice. Outre la figure presque mythologique de Centaure, le portrait que nous propose Aktan Arym Kubat est avant tout d’une grande tendresse, dans la complicité qu’il dessine entre un père et son fils. Malgré le mutisme de ce dernier, quelques gestes rituels ou une étreinte appuyée suffisent à faire ressentir leur connexion. L'atmosphère pittoresque, presque exotique, et les paysages somptueux apportent un vrai souffle au film, et au public l'occasion de passer un bon moment, de rire, de s'émouvoir, de verser une larme, puis de quitter le cinéma le sourire aux lèvres, même si la fin n'est pas vraiment un happy end. d'après Le Monde, A voir à lire, Critikat, Cineuropa, Abus de ciné. Critiques : La Croix : Dans les steppes d’Asie centrale, la traque d’un voleur de pur-sang est le prétexte à un film drôle et poétique sur la perte progressive des traditions dans un pays où argent et islam ont pris le pouvoir. Julien Rombaux, Culturopoing : Face à une société qui vend son âme au diable, le réalisateur filme en artisan, avec finesse et profondeur. Pas d’esbroufe ni effets, mais de l’authenticité et une nostalgie des histoires racontées, des contes et des légendes. Thierry Méranger, Les Cahiers du cinéma : Au-delà de la dissection réaliste et scrupuleuse des déchirements de la société kirghize qui sous-tend son propos, le film frappe et séduit d’abord par ses échappées lyriques. François Forestier, Le Nouvel Obs : Arym Kubat capte avec talent la force du paysage, la bulle de temps dans laquelle vit le pays, la force de ces visages sculptés par le labeur et le vent. La poésie émouvante d'un monde ancien qui disparaît.

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Adresse
Cinéma "Les Variétés" - Résidence Ambroise Croizat - Avenue Picasso
05400 Veynes
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Situé à Veynes
Hautes-Alpes
Langue(s) parlée(s)
  • Français
Ouverture
Mardi 13 mars 2018 à 20h30.
Tarifs
Tarif plein : 5.00€
Tarif réduit : 3.50€ (chômeur- étudiant et moins de 18 ans,sur justificatifs).
Carte 10 séances « jeunes » moins de 18 ans : 30,00 €
Carte de 5 séances : 23,00 €
Carte d’abonnement CE (5 entrées) : 20,00 €
Groupe encadré : 2,50 € par entrée
Chéquier Ciné-lecture : 4,00 €
Carte YES ! : 3,50 €
Majoration pour la 3D : 1 €/personne.

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